C’est en 1986 - lors d’un stage de plusieurs mois chez Hoechst à Francfort - que j’ai par hasard entendu parler du peintre Emil Nolde.
Alors que la famille ne m’avait pas encore rejoint, je passais mes quelques loisirs à la lecture d’un roman de Siegfried Lenz intitulé : ´le cours d’allemand’; l’histoire se déroule dans ces landes du Nord de l’Allemagne, près de la frontière danoise, avec cette ambiance si particulière que l’auteur rend magnifiquement bien…
Devant participer à une conférence à Münich, j’en ai profité pour visiter la Pinacothèque - sorte de Louvre bavarois - où un tableau a particulièrement retenu mon attention. J’ai en effet ressenti tout de suite à quel point l’ambiance de ce tableau me faisait penser à celle dans laquelle baignait le récit de Lenz. Il s’agissait d’une huile d’Emil Nolde - intitulée Nordermühle et représentant un moulin à vent. Je me suis empressé d’acheter une petite photo de cette toile.
De retour à Francfort, j’ai discuté de cette expérience avec mes collègues du labo, et l’une d’elles m’a dit: « pas étonnant que tu trouves une similitude entre cette peinture et le roman de Lenz: le roman décrit en fait… la vie du peintre Emil Nolde !! »
Après avoir fait une telle « découverte » je ne pouvais que la prolonger… Par une étrange coïncidence, on m’avait fait cadeau - quelques semaines plus tôt - d’une boîte de fusains à l’huile qui semblaient avoir été choisis pour illustrer la palette utilisée par Nolde… je ne pouvais donc que m’essayer à reproduire ce génial moulin…


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